Consommer français en saison

Consommer français, un geste simple pour préserver notre agriculture !

Consommer français en saison

Manger des fruits et légumes de saison, produits près de chez soi, peut sembler évident. Pourtant, dans un monde où presque tout est disponible toute l’année, cette évidence a parfois été oubliée. 

Aujourd’hui, nous pouvons trouver des fraises en hiver, des tomates toute l’année, des myrtilles en dehors de leur saison française, et bien d’autres fruits venus de pays très éloignés. Cette ouverture des marchés a apporté une grande diversité dans nos assiettes. Elle permet aussi, lorsque la France ne produit pas certains fruits ou légumes, de continuer à en consommer grâce aux productions d’autres régions du monde.

Mais cette facilité a aussi une conséquence : plus nous dépendons des approvisionnements mondiaux, plus nous dépendons des prix mondiaux, des volumes disponibles, des aléas climatiques ailleurs, des coûts de transport, des tensions commerciales et des marchés les plus offrants.

C’est une réalité simple : lorsqu’un produit devient mondial, il va là où les conditions d’achat sont les plus intéressantes. Si un autre pays achète plus cher, plus vite ou en plus gros volume, la marchandise peut partir ailleurs. Le consommateur français peut alors se retrouver dépendant de décisions prises loin de lui, sur des marchés qu’il ne maîtrise pas.

Cela ne veut pas dire qu’il faut rejeter l’importation. Ce serait absurde. Il y a des périodes de l’année où la France produit peu, ou ne produit pas certains fruits et légumes. C’est le cycle naturel des saisons. Dans ces moments-là, nous avons la chance de pouvoir compter sur d’autres origines pour compléter notre alimentation.

Mais quand la saison française est là, le réflexe devrait être clair : privilégier la production française.

Parce que la fraîcheur commence par la proximité

Un fruit ou un légume est vivant. Il évolue dès qu’il est récolté. Sa fraîcheur, sa tenue, son goût et sa qualité dépendent du temps écoulé entre la récolte et la consommation.

Choisir un produit français en pleine saison, c’est souvent choisir un produit qui a parcouru moins de distance, qui a pu être récolté plus proche de sa maturité, et qui arrive plus rapidement jusqu’au consommateur.

Pour les fruits rouges qui sont des fruits fragiles, cette notion est essentielle. Même si la myrtille est le fruit rouge le moins fragile, elle doit être cueillie avec soin, refroidie rapidement, triée délicatement et manipulée le moins possible. Plus le circuit est court et maîtrisé, plus le fruit a de chances de conserver sa fraîcheur, sa pruine naturelle, sa texture et son plaisir en bouche.

Parce que le goût est lié à la saison

Le goût se construit d’abord dans la parcelle, avec la variété, la maturité, le climat, le sol, l’eau, le savoir-faire agricole et le bon moment de récolte. Un fruit consommé dans sa vraie saison a souvent plus de sens gustatif. Il correspond au moment où il est naturellement disponible près de chez nous. Consommer français en saison, ce n’est donc pas seulement soutenir une origine. C’est aussi respecter le rythme du produit.

La myrtille française, par exemple, n’est disponible que quelques semaines dans l’année, entre mi-juin et début août. Cette courte saison fait partie de sa valeur. Elle nous rappelle qu’un fruit n’a pas besoin d’être disponible douze mois sur douze pour être désirable. Au contraire, attendre la saison, puis en profiter pleinement, redonne du sens à la consommation.

Parce que l’agriculture française ne vivra pas sans consommateurs

Derrière chaque fruit français, il y a des producteurs, des équipes, des investissements, du matériel, des plants, des années de travail, des risques climatiques, des contraintes réglementaires, des exigences de qualité et une réalité économique.

Produire en France coûte cher. La main-d’œuvre, les normes, les investissements, l’énergie, l’eau, la logistique, les certifications et les contrôles représentent un engagement important. Si les consommateurs ne sont pas au rendez-vous lorsque la production française est disponible, les producteurs ne pourront pas continuer indéfiniment.

C’est un point essentiel : si nous voulons pouvoir acheter des produits cultivés près de chez nous, il faut qu’il existe encore des producteurs près de chez nous ! Sinon, le choix disparaîtra.

Et lorsque la production locale disparaît, elle ne revient pas facilement. Une exploitation agricole ne se recrée pas du jour au lendemain. Il faut des terres, des compétences, des années de plantation, des équipes formées, des débouchés commerciaux et une confiance durable entre producteurs, distributeurs et consommateurs.

Parce que la mondialisation rend le consommateur dépendant

La mondialisation n’est pas un mal en soi. Elle permet des échanges, des complémentarités et une disponibilité alimentaire plus large. Mais elle crée aussi une dépendance.

Lorsqu’un pays ne produit plus certains fruits ou légumes, il devient acheteur sur un marché mondial. Il n’est plus maître de son approvisionnement. Il subit les prix, les disponibilités, les arbitrages logistiques et les choix des vendeurs.

Si les volumes sont limités, ils partiront naturellement vers les marchés les plus attractifs. C’est la logique du commerce mondial. Elle n’est ni morale ni immorale : elle est simplement économique. Mais cette logique doit nous faire réfléchir.

Voulons-nous que notre alimentation dépende uniquement de marchés lointains ?
Voulons-nous que le choix du consommateur français soit réduit à ce qui reste disponible sur le marché mondial ?
Ou voulons-nous préserver, quand c’est possible, une production française forte, vivante et proche de nous ?

La réponse ne dépend pas seulement des agriculteurs. Elle dépend aussi des consommateurs.

Parce que consommer français en saison est un geste concret

On parle souvent d’engagement, de responsabilité, d’environnement, de souveraineté alimentaire ou de soutien aux producteurs. Mais parfois, tout commence par un geste très simple : consommer un fruit français quand il est disponible. Ce choix a plusieurs effets.

Il encourage les producteurs à continuer.
Il soutient les emplois agricoles et locaux.
Il limite les distances parcourues lorsque c’est possible.
Il valorise le goût et la fraîcheur.
Il donne du sens à la saison.
Il maintient une diversité de productions sur notre territoire.

Ce n’est pas un geste parfait. Ce n’est pas une solution à tout. Mais c’est un geste cohérent. Et surtout, c’est un geste qui compte lorsqu’il est répété par beaucoup de consommateurs.

Chez Myrtille de Sologne, une production française de saison

Chez Myrtille de Sologne, nous cultivons nos myrtilles en Sologne, au cœur d’un territoire français où nous avons choisi de développer une production exigeante, spécialisée et tournée vers la qualité gustative. Nos myrtilles sont récoltées en saison, à la main, avec une attention particulière portée à la maturité, à la fraîcheur, à la tenue du fruit et au plaisir de dégustation.

Nous croyons à une idée simple : lorsqu’un fruit est produit en France, au bon moment, avec soin, il mérite d’être choisi. Bien sûr, le reste de l’année, les importations permettent de continuer à consommer des myrtilles venues d’autres origines. Mais pendant la saison française, le consommateur a une occasion précieuse : soutenir une production proche, fraîche, française, et participer à la pérennité d’une filière agricole locale.

En saison, consommons français !

Consommer français en saison, ce n’est pas se fermer au monde.
C’est simplement donner la priorité à ce qui pousse ici, quand cela pousse ici.

C’est accepter que la nature ait un rythme.
C’est comprendre que la consommation a besoin de producteurs.
C’est reconnaître que la proximité a une valeur.
C’est soutenir celles et ceux qui cultivent nos territoires.

Si nous voulons continuer à trouver des fruits et légumes français demain, il faut les choisir aujourd’hui, quand ils sont là.

Alors, en saison, consommons français !

Pourquoi consommer français